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Lola
Equation

Enfin !! On peut dire que j'ai une relation particulière avec le cinéaste Brillante Mendoza. En effet, ses films me font mourir d'envie, mais à chaque fois une histoire de rendez-vous manqué. Je n'ai toujours pas vu un de ses films, alors que John-John, Serbis ou encore Kinatay me font clairement saliver. Lola est donc m'a première incursion dans son univers. Ça s'annonçait bien, certains critiques déclarant qu'il s'agissait de son meilleur film. Disons-le tout de suite : c'est un film poignant. Mendoza colle à ses personnages, au beau milieu de Manille. On sent une certaine fièvre, la ville qui grouille. C'est un formidable travaille sur l'image et le son que nous offre Lola, même s'il paraît que cela est déjà le cas sur ses anciens films. On suit alors le parcours de ces grands-mères courages, qui ne se démontent pas une seule seconde, liées par un même drame. Un homme a été assassiné, et le coupable, arrêté. La grand-mère du premier va faire tout son possible pour récolter suffisamment d'argent afin de payer un enterrement digne, la grand-mère du second se bat afin de libérer son petit-fils. On remarque très vite la "tournure" que prend le film de Mendoza. Petit à petit, le meurtre est presque oublié, voire anodin, et c'est la mission de ces deux femmes qui prend le dessus. Les grands-mères se fichent presque de la justice, elles veulent juste réussir leur "mission". Le tout est parfaitement saisissant, rien n'est "édulcoré", il n'y a pas beaucoup de dialogues. Tout est dans leurs visages. Mendoza signe ici un très beau film. Et donne encore plus envie de découvrir une filmographie qui semble passionnante.

Equation


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Lola - ma note pour ce film :
Réalisé par Brillante Mendoza
Avec Anita Linda, Rustica Carpio, Tanya Gomez, ...
Green Zone
Matt Damon. StudioCanal

Nouveau film avec pour sujet principal l'Irak, c'est cette fois-ci Paul Greengrass que l'on retrouve aux commandes, avec, devant la caméra, son fidèle Matt Damon. Green Zone se déroule donc, comme son nom l'indique, dans la Zone Verte de Bagdad, et traite des agissements américains en Irak sous le gouvernement Bush, et sur une organisation bien évidemment douteuse. On a très vite vendu Green Zone comme un vulgaire film d'action ( rien qu'en voyant la bande-annonce ), mais de la part de Paul Greengrass, auteur de deux épisodes de Jason Bourne, mais aussi et surtout de Vol 93. Ce qui est ici le cas. De l'action, certes, mais toujours avec cette part politique qui le caractérise, en offrant un film à la fois grand public, mais aussi vraiment intelligent, où il dénonce les agissements quelque peu étranges du gouvernement américain. La mise en scène est, comme d'habitude, chez Greengrass, nerveuse et efficace, et invite donc le spectateur à plonger dans ce tourbillon. Un bon film de cinéma, et pas juste un film d'action rempli d'explosion.

Jason Isaacs et Matt Damon. StudioCanal


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Green Zone - ma note pour ce film :
Réalisé par Paul Greengrass
Avec Matt Damon, Amy Ryan, Greg Kinnear, ...
L'Epine dans le coeur
Mars Distribution

On l'a déjà dit plein de fois, mais c'est vrai que l'on attendait pas réellement Michel Gondry ici. Il nous avait émerveillé avec ses précédents films, et son imaginaire complètement fou. Dernier en date, l'hilarant Soyez Sympa, Rembobinez. Avec L'Epine dans le coeur, il revient avec un documentaire sur sa tante Suzette, tout simplement. Film "de famille", en quelque sorte. Mais sans mauvais jeu de mots, ce film reste un véritable coup de cœur, un documentaire très touchant. Car d'origine, Gondry voulait juste faire un "road-movie", où sa tante Suzette revoit les écoles où elle a enseigné lorsqu'elle fut institutrice. Un film censé être rempli d'anecdote, donc. Mais ce qui n'était pas prévu dans le film, c'était les histoires entre Suzette et son fils. L'Epine dans le coeur prend alors une toute autre direction, où Gondry rouvre les plaies de cette relation mère-fils. Une relation qui s'est avéré plus ou moins conflictuelle par le passé. Un fils dont Suzette déclarera, au cours du film, qu'il s'agit d'une "épine dans son cœur". Michel Gondry ne cesse d'étonner avec ce portrait, ponctué ici et là de sa "patte", à savoir un petit train mécanique, qui représente les lieux où se rendent Suzette et toute l'équipe. Cela rends donc un côté bricolage, qui fait partie de l'oeuvre du cinéaste. Et au delà de ce sujet terriblement émouvant, on notera aussi que L'Epine dans le coeur est un film souvent drôle, rempli d'anecdotes amusantes, où trône une Suzette en pleine forme.

Mars Distribution
 
L'Epine dans le coeur - ma note pour ce film :
Réalisé par Michel Gondry
Avec Suzette Gondry, Jean-Yves Gondry, Sasha Allard, ...
Mourir Comme Un Homme / Morrer Como Um Homem
Epicentre Films 

Troisième long-métrage du cinéaste ( très ) atypique Joao Pedro Rodrigues, mais tout premier que je vois, il faut avouer que Mourir Comme Un Homme est le type de film qui ose. Ose aborder de front des sujets que l'on pourrait juger "tabous", religion, transsexualité... Ose certains effets de mise en scène. Mais le tout est extrêmement beau, jamais vulgaire, et parfois même drôle. Ça commence fort, avec une séquence magnifique et presque surréaliste dans une forêt. Scène d'intro assez fabuleuse, suivi d'un générique avec un docteur nous expliquant à un supposé client ( mais ce serait presque à nous, spectateurs, qu'il nous explique ) l'opération du changement de sexe, à l'aide d'un origami. Une séquence assez amusante, avec son fameux "rien ne se perd, tout se transforme". Commence alors le film, où nous suivons le personnage de Tonia, transsexuelle, participant à des spectacles de travestis. Enfin, transsexuelle, presque : il ne lui manque que l'ultime opération pour totalement changer de sexe, et c'est ce qu'attend son compagnon, Rosário. C'est là qu'on voit ce qui cloche, les convictions religieuses de Tonia, tiraillé entre la religion, et la volonté de devenir une femme. Ils vont alors se "retrouver" en campagne, plus particulièrement dans une forêt, où ils rencontreront d'autres travestis. Le tout est beau, souvent kitsch. C'est là que Joao Pedro Rodrigues aime inclure des idées de mises en scène savoureuses, comme ces parties chantées, avec des filtres de couleurs rendant l'image toute rouge ( ou toute bleue ). Mourir Comme Un Homme prend très vite des allures de conte. Un film vraiment mystérieux. Et il faut également noter le final absolument magnifique, et plutôt poignant, oui.

Epicentre Films


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Mourir comme un homme - ma note pour ce film :
Réalisé par Joao Pedro Rodrigues
Avec Fernando Santos, Alexander David, Gonçalo Ferreira de Almeida, ...
Lenny and the Kids / Go Get Some Rosemary
Sophie Dulac Distribution

J'avais raté ( avec regret ) The Pleasure of Being Robbed, premier film de Joshua Safdie, en collaboration avec son frère, Benny. Pour leur deuxième film, les deux frères se sont pleinement consacrés à la réalisation. Il est évident que le cinéma des Frères Safdie est tout ce qu'il y a de prometteur, avec un film nous renvoyant directement à l'esprit de la Nouvelle Vague. Peu de moyens, mais bourré d'imaginations, on suit les "aventures" d'un père de famille, qui récupère ses enfants pour deux semaines. Père ? On ne sait pas vraiment, même lui n'a pas l'air de vraiment se rendre compte. Il ne veut que s'amuser avec ses enfants, et ressemble plus alors à un copain qu'à un père de famille. Ainsi, lentement, tout semble lui échapper, même les enfants s'en rendent compte. Les Frères Safdie, avec la caméra au poing, filme ces échappés dans les rues de New-York, ce père qui courre dans tout les sens pour s'occuper de responsabilités qui lui échappe. Et ce qui frappe, donc, chez ce Lenny and the Kids ( Go Get Some Rosemary ), c'est que malgré ce côté brut, "cinéma du réel", les Safdie offre des moments de rêveries, faits de petits riens, comme les couvertures magiques, ou ce gros moustiques... On pense légèrement à Gondry dans ces moments-là. Un joli moment de cinéma, qui donne alors encore plus envie de découvrir leur premier film. Mais surtout, qui promet de très bonnes choses par la suite. On est pressé !!!

Sophie Dulac Distribution


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Lenny and the Kids (Go Get Some Rosemary) - ma note pour ce film :
Réalisé par Joshua Safdie, Benny Safdie
Avec Ronnie Bronstein, Sage Ranaldo, Frey Ranaldo, ...
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